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Reportage #28 : Kotor fait renaître la magie Star Wars?

Ici, DarkSolo nous offre deux comparatifs concernant la série Kotor.

Kotor & les autres séries :

Knights of the Old Republic…un titre haut en couleur pour la communauté de fans Star Wars. L'une des seules périodes de l'UE à avoir bénéficié d'une couverture intégrale par les médiums actuels. En effet, jeux vidéo, romans, comics et figurines ont apporté leur pierre à l'édifice. Je veux vous parler du support incroyable qu'est la BD et la façon dont, je pense, elle a su redonner ses lettres de noblesses à l'esprit Star Wars dans ce domaine.

Il est bon de situer la série Kotor par rapport aux autres publications Star Wars qui lui sont contemporaines. Le fascicule #1 sort en janvier 2006. 3 ans ont été nécessaires pour arriver au terme de cette aventure. Concernant les autres titres Star Wars, nous pouvons citer Dark Times, Rébellion, Legacy. Les deux premiers n'offrent pas la possibilité de suivre une histoire distincte, l'évolution d'un unique personnage. Nous sommes face à une période et ceci implique que le lecteur puisse lire dans un ordre quelconque les différents volumes.

Quant à Legacy, Ostrander commence à s'empêtrer dans un scénario qui n'arrive plus à décoller et qui stagne. Victime de son succès ? Peut-être. Legacy bénéficie d'un excellent staff à l'image de John Ostrander et Jan Duursema …cependant, tout nous laisse à penser que Dark Horse ne sait pas vers quoi tendre et temporise donc le jeu. Pourtant, on peut noter quelques similitudes entre Kotor et Legacy.

Les deux série permettent de suivre un protagoniste charismatique : Zayne d'un côté et Cade de l'autre. Autour desquels gravitent des personnages hauts en couleur. La distinction à faire entre ces deux séries réside tout d'abord dans le rythme. Là où Kotor donne une certaine cadence à l'histoire, des rebondissements, un compromis entre action et temporisation, Legacy est beaucoup trop disparate. En effet, sur les trois derniers tomes parus, deux se sont révélés beaucoup trop ennuyeux, sans réelles avancées, tranchant radicalement avec le départ tonitruant de la série. JJ Miller a su garder un rythme relativement constant dans ces ouvrages, ce qui permet une lecture aisée, sans difficultés.

Kotor possède un autre avantage sur son rival Legacy. Les personnages de Zayne et Cade sont diamétralement opposés. Là ou le lecteur peut se reconnaître dans Zayne, avoir de la sympathie pour lui, il lui est plus compliqué d'en éprouver pour un Cade portant une fois de plus le lourd nom de Skywalker et dont le comportement est trop ambigu, paradoxal, d'un tome à l'autre. Le jeune padawan semble beaucoup plus accessible que Cade. J'ai l'intime conviction que le succès de Legacy réside dans la présence des Sith et non pas celle d'un nouveau Skywalker. Soulignons par ailleurs que les meilleurs albums de Legacy sont ceux qui mettent en avant l'ordre Sith. Contrairement à ça, le succès des comics Kotor est imputable au personnage de Zayne. Depuis le premier album, le lecteur est impliqué dans les mésaventures du jeune padawan. Or, un lecteur impliqué dans l'histoire est un grand pas de fait vers le succès d'une série. Pour continuer la comparaison, les premiers tomes de Legacy adoptaient cette position en ce sens que nous commencions à en apprendre d'avantage sur Cade et son éventuel lien de parenté avec Calixte. Les choses se sont dégradées par la suite pour Legacy, Kotor a su garder sa ligne de conduite.

Kotor & la trilogie initiale :

Le gros point fort de Kotor a donc été d'impliquer intégralement le lecteur…un peu à l'image de Luke Skywalker dans l'épisode IV à son époque. Un jeune homme, dont la vie semble être d'une banalité affligeante, se voit du jour au lendemain propulsé dans une aventure qui le dépasse. A l'époque, les spectateurs avaient la possibilité de s'identifier à Luke. Le constat que tout peut changer du jour au lendemain. Thème prépondérant dans Kotor puisque le tome 1 nous conduit à l'assassinat des élèves Jedi, élément déclencheur qui bouleverse la vie de Zayne.

En chemin, le héros va s'entourer de personnalités plus ou moins fréquentables. Les similitudes ne manquent pas là encore entre les films et les BD. Qui n'a jamais fait le rapprochement entre Han et Gryff. Pour les quelques demoiselles qui suivent, je ne parle pas du physique. Les deux sont des vauriens qui cachent leur sensibilité derrière une façade. Mais Han n'est-il pas revenu aider Luke lors de l'attaque de l'Étoile Noire ? Gryff ne s'est-il pas raviser lorsqu'il a laissé Zayne aux mains des Jedi ? Ou encore un Campeur dont le bricolage pourrait bien nous faire penser à un Chewbacca rafistolant le pauvre C3PO démembré. Côté méchant, j'ai toujours associé Demagol, sadique chirurgien Mandalorien, au charismatique Moff Tarkin dont la noirceur d'esprit n'avait rien à envier, je pense, à Vador. Un physique semblable, maigrelet, trapu, la seule différence réside dans le fait qu'on ne sache pas encore qui est Demagol.

Les points communs sont nombreux entre les deux supports. Même si Kotor adopte un graphisme plus contemporain, héritage de l'épisode 1 (Anakin.S vous en parle dans son article) il n'en retient pas les défauts. Bien au contraire puisqu'il s'agit là d'une série de comics qui, à mes yeux, reprend admirablement les arcanes de la première trilogie. L'humour y est présent mais pas d'une façon lourde (Jar Jar Binks), l'action nous prend au tripes, et tout le monde est impatient de connaître le fin mot de l'histoire.

En conclusion, je le redis, cet article n'est qu'une analyse personnelle qui ne conviendra certainement pas à tout le monde. J'ai juste fait le rapprochement entre Kotor et la saga et énumérer quelques points forts qui, à mes yeux, tendent à placer Kotor en tête des séries actuelles. J'espère qu'on pourra débattre de tout cela, dites nous ce que vous pensez de la série ?

(DarkSolo)

postée le 21-03-2010 21:00
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Résultats des AW UE Awards 2009

Lors de la 16ème mise à jour du Blog de l’UE, nous vous avons proposé les AW UE Awards 2009.
Vous deviez récompenser les choses de l’Univers Etendu que vous avez préférés en 2009. Avec 12 catégories.
Aujourd’hui, place aux résultats!

Meilleur Roman

La Règle des Deux (2ème Dark Bane)

Meilleure Bande Dessinée

Vector 3

Meilleur Auteur

Drew Karpyshyn

Meilleur Réalisateur Comic

Jan Duursema

Meilleure Couverture BD/Comics

Sans Pitié (5ème Chevaliers de l’Ancienne République)

Meilleure Bataille

Had Abbadon (Vector 3)
Ossus (La Guerre des Sith)
Galindran (La Ballade de Jango Fett)

Meilleur Duel

Dark Bane sur Tython (La Règle des Deux)

Meilleur Moment

Duel Mara Jade Skywalker/Jacen Solo (Sacrifice)

Meilleur Personnage Masculin

Dark Bane

Meilleur Personnage Féminin

Mara Jade Skywalker

Meilleur Gentil

Zayne Carrick

Meilleur Méchant

Dark Bane

Merci à vous pour votre participation!

(Ewok Géant)

postée le 21-03-2010 20:58
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Reportage #27 : Coup d’œil sur Coruscant #2

Voici la seconde partie d’une série d’articles consacrées à Coruscant.

Comme nous l'avons vue précédemment, les auteurs et les artistes qui eurent la responsabilité de la paternité de Coruscant, ont jusque là été très timides. Même Cam Kennedy qui, par l'ellipse de la mise à sac, s'arrange pour ne pas avoir à en donner une vision trop définie.
Pourtant, les artistes qui lui succèdent vont considérablement changer la donne et oser mettre à nue la Capitale Galactique.

Vers un semblant de cohérence… ou pas !

La surprise arrive avec la séquence d'introduction de la première version d'un jeu vidéo édité par LucasArts : Tie Fighter, un simulateur de vol où vous incarnez un pilote de la Marine Impérial peu après la Bataille de Yavin. Cette séquence s'ouvre sur une nué de Destroyer Interstellaires en orbite autour d'une planète aux tonalités bleu-gris, et dont la surface est grouillante de ligne lumineuse. Le cut nous en révèle encore plus puisqu'on y découvre un Palais Impérial fortement inspiré des peintures de Ralph McQuarrie. Nous somme sur Coruscant, nous sommes en 1994 et on peut dire qu'à l'époque Jon Knoles, Jim McLeod et Martin Cameron qui ont réalisé le graphisme de cette séquence étaient des visionnaires.
Étrangement, cette séquence fut totalement repensée pour la version collector du jeu, et Coruscant devient une simple planète bleue légèrement nuageuse. Alors que pour une fois, sans le savoir, des artistes s'approchaient au plus près de la vision "vu de l'espace" que George Lucas avait de Coruscant, les raisons d'un tel revirement graphique restent entières.

Il faut ensuite attendre Kevin J. Anderson et La Guerre des Sith en 1995, sous le pinceau de Dario Carrasco Jr, pour découvrir des vues plus générales d'une Coruscant grouillante de créatures en tous genres et de véhicules saturant son ciel. La vision de Carrasco Jr. est certes archaïque, puisque l'action se passe 4000 ans avant la saga, mais, elle aussi, se rapproche plus de la vision de McQuarry que les versions précédant Tie Fighter, notamment avec ses fameuses pyramides. C'est aussi la première fois de l'histoire que nous entrons au Sénat Galactique, volume pyramidale tronqué a base carré, loin, très loin, du Sénat de La Menace Fantôme trois ans plus tard. Ici, il n'est pas question de rotonde, ni de nacelles virevoltantes autour du podium du Chancelier Suprême de la République, les sénateurs sont assis dans des gradins fixes et pour se faire entendre le Chancelier dispose d'un microphone tombant d'une longue perche fixée au plafond. Archaïque on vous dit !
Pour l'heure la Capitale est à nouveau assiégée, mais cette fois ce sont les Mandaloriens, commandées par le Jedi félon, Ulic Qel-Droma, qui ont décidé de ravager la Cité-Monde.
Parallèlement à La Guerre des Sith, une autre œuvre s'inspire des peintures de Ralph McQuarrie pour montrer la Cité Impériale. Ou plutôt, le Palais Impérial. Dans Les Ombres de l'Empire, Killian Plunckett s'inspire ouvertement du "père fondateur" de Coruscant pour réaliser le design de la résidence de l'Empereur. Il tient aussi à montrer une certaine cohérence en reprenant le design du Palais Impérial du jeu Tie Fighter. Et bien que les lecteurs, qui à l'époque ignorent à quoi ressemble Coruscant, peuvent regretter l'absence de plans larges sur la cité, la forme du Palais Impérial conditionne l'imagination du lecteur avisé qui n'a aucun mal à se (re)créer l'environnement qui s'étend tout autour du bâtiment.

Toujours à la même période, mais à contre-pied total des autres artistes, les français Olivier Vatine et Fred Blanchard se créent leur propre vision de la Planète-Cité dans l'adaptation du roman de Zahn L'Héritier de l'Empire. D'aucun dirons que c'est un comportement purement français que de ne pas vouloir faire comme tout le monde, néanmoins, leur version a pour elle d'être plus élégante que toutes celles réalisées précédemment. Finit les monolithes lourds et imposants, la french-touch impose des monolithes beaucoup plus profilés -- larges à la base, élancés sur la longueur comme sur la hauteur et composés de bloc rectilignes très stricts -- qui se rapprochent presque de la vision de Cam Kennedy dans L'Empire des Ténèbres. La ville ne perd rien en puissance. Coruscant gagne même en grâce et en majesté, ce qui, associé à des tons ocres, lui donne des faux airs de Babylone de l'Espace.
Si certains regrettent que le design du Palais Impérial, où la Nouvelle République a pris ses quartiers, renient totalement McQuarrie et Plunkett entre autres, d'autres trouvent le parti pris des français à la fois osé et plus esthétique. Affaire de goûts, diront les uns. Ce design, sujet à controverse, sera pourtant suivit par Terry Dodson et Kevin Nowlan sur leur adaptation du second roman de Zahn : La Bataille des Jedi. Affaire de cohésion graphique, dirons les autres.

Visuellement, en deux ans, Coruscant a pris une ampleur telle qu'il est difficile pour les artistes de ne pas donner leur libre interprétation de son architecture. La Cité perd en cohérence graphique, mais gagne en impact visuel. Mais pour combien de temps ?

(Anakin.S)

postée le 21-03-2010 20:56
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Interview Auteurs #7 : John Jackson Miller

Après NJOE, voici une seconde interview de JJM.
Cette fois réalisée par le site Comic Book Resources, en Mars!


Comic Book Resources : Le terme « chevalier errant » a historiquement été utilisé pour des personnages légendaires comme les Seigneurs Gauvain et Lancelot, ou Don Quichotte. Que pouvez-vous nous dire sur l’héroïne de votre nouvelle série, et qu’est-ce qui fait d’elle un chevalier errant ?

John Jackson Miller : Webster définit un “chevalier errant” comme un chevalier voyageant en quête d’aventures. La jeune Jedi Kerra Holt voyage dans l’espace Sith pour une mission – et après ça, les aventures n’auront aucun mal à la trouver. Elle vit à une époque - un millier d’années avant l’épisode I- où les Seigneurs Sith sont nombreux et en expansion, en guerre entre eux-mêmes et contre la République. Cela fait de la galaxie un mauvais endroit où se trouver, et ça donne à un Jedi seul dans ces territoires, un planning chargé.

CBR : Dans la première annonce de presse, vous disiez que Knight Errant pose la question suivante : que signifie être un Jedi à l’extérieur de la République, en un lieu et une époque où l’espoir n’existe pas. Alors, qu’est ce que ça signifie d’être un Jedi à l’extérieur de la République, en un lieu et une époque où l’espoir n’existe pas ?

JJM : C’est une question importante, parce que les Jedi jouent plusieurs rôles. Ils sont censés protéger la paix et l’ordre, mais c’est un lieu de guerre et de chaos, où la République a depuis longtemps abandonné. Ils sont aussi supposés combattre les Sith, mais c’est difficile à l’intérieur des lignes ennemies, où ils ne peuvent pas compter sur la flotte de la République. Ils doivent aussi montrer l’exemple, inspirer l’espoir.

CBR : Y’a-t-il de l’espoir – peut-être un nouvel espoir- pour les Jedi dans Knight Errant ?

JJM : C’est un défi de trouver l’espoir. C’est l’Age Sombre de la République, et pour de bonnes raisons. Mais ça fait parti du conflit. Les gens vivant sous la botte des Sith ont-ils besoin d’espoir, ou on-t-il besoin d’aide concrète ? Est-il plus important de se contenter de montrer que l’on défie les Sith, ou de faire quelque chose de moins visible mais qui aide vraiment quelqu’un ? Il y a une tension constante entre le pragmatique et les idéaux, et Kerra y est constamment confrontée.

CBR : Encore, d’après l’annonce de presse, nous apprenons que les Sith jouent un rôle de premier plan dans cette série, avec nombre d’entre eux s’affrontant pour la suprématie. Sont-ce tous des nouveaux Sith et que pouvez-vous nous dire à leur sujet? Avons-nous affaire à une famille Sith ?

JJM : Il y a de nombreuses factions en cour de design, et oui, il y a des liens familiaux entre certaines d’entre elles. J’ai lancé le concept de familles Sith dans «Lost Tribe of the Sith, ma série d’e-books pour Del Rey. C’est un sujet très intéressant car les Sith valorisent la glorification personnelle et la soumission des autres, et leurs sentiments familiaux devront aussi être considérés à travers ce prisme. Vador se soucie de ce qui arrive à Luke, par exemple – ce qui ne l’empêche pas de faire ce qu’il fait dans l’épisode V. « L’amour vache » dans l’esprit des Sith est en effet plutôt vache, et tous les parents et proches Sith ne seront pas aussi attentionnés que Vador.
Nous aurons plus de détails sur les personnages majeurs plus tard, mais ce que j’ai vu ce sont des joueurs se bousculant pour leur position, voulant tous devenir le Seigneur Sith qui portera le coup final à la République.

CBR : En écrivant sur les Sith, comment trouvez-vous un discours, une idéologie différente de ceux de Sidious, Vador, ou de Lucien Draay?

JJM : Puisque nous avons de multiples méchants, je voulais que chacun d’entre eux ait un discours différent. Cela vient en partie de cet objectif ultime que je viens de mentionner. Ils pensent tous, comme le Seigneur Kaan ou Dark Bane des décennies plus tard, qu’ils ont la stratégie parfaite pour renverser la République. Ils ont tous leur propre concept de ce que l’idéal Sith devrait être, de ce que devrait être un Empire Sith ultime. Naturellement, nombre de ces visions divergent, et en tant que Sith, ils n’aiment pas les conflits internes.
Nous travaillons pour rendre les différentes factions vraiment reconnaissables. Nous devrions être en mesure de voir les visions et les folies de chaque Seigneur Sith partout où ils exercent leur pouvoir, les technologies utilisée par leurs suivants et la façon dont leurs sujets sont traités…

CBR : De nouveaux types de sabre laser Sith et Jedi seront-ils utilisés dans cette série ?

JJM : Nous n’en sommes toujours qu’au stade du design pour beaucoup de choses, mais l’un de nos méchants portera un sabre laser encore jamais vu.

CBR : Chevaliers de l’Ancienne République est impressionnante dans sa longévité de 50 numéros. Avez-vous prévu une série de 50 numéros pour les personnages et évènements concernés par Knight Errant?

JJM : Nous n’avons certainement pas approché Kotor avec l’idée que 50 numéros seraient publiés, bien que nous ayons essayé de considérer de nombreuses idées pour que la série dure assez longtemps.
Knight Errant sera à un certain degré plus épisodique dans sa nature. Puisque nous sommes dans une situation où nous avons des publications de comics et de romans, j’essayerai de raconter des histoires courtes mais néanmoins liées les unes aux autres pour créer un univers plus large.

CBR : Kotor était également lié à une série de jeux vidéo plébiscités par les fans. Y’a-t-il un plan pour accompagner Knight Errant d’un jeu vidéo, et serez vous impliqué ?
Ou peut-être la série sera-t-elle liée à la série Live actuellement en production ?

JJM : Pas que je sache, mais je ne suis que le pianiste, pas le chef d’orchestre.

CBR : Knight Errant est située dans une période inexplorée. A quoi cela vous autorise-t-il, en tant qu’auteur, en comparaison d’une période déjà riche comme celle de Kotor?

JJM : Nous avons placé Kotor sept ans savant les jeux vidéo, et bien que cela nous ai donné quelques opportunités amusantes, cela a également créé de nombreuses attentes de la part des fans qui voulaient vraiment en savoir plus sur les personnages des jeux vidéo. Nous avions été très clairs sur le fait que les jeux vidéo étaient la suite logique de la série, mais pas son cœur, et à chaque fois que nous approchions des éléments des jeux, les spéculations suivaient.
Alors nous avons délibérément placé Knight Errant bien plus loin des romans Dark Bane et des comics Jedi VS. Sith. Les personnages important de ces histoires ne sont même pas encore nés, ou sont trop jeunes pour être des acteurs majeurs. Et en un tiers de siècle, tout, du paysage politique aux modes, aura changé de nombreuses fois. Comparez par exemple les années 1960 à la Dépression, certains endroits sont les même, mais pas la plupart des individus. C’est un tout nouveau terrain de jeu.

CBR : Cette histoire commence comme une série fleuve, commençant plus tard cette année chez Dark Horse, mais l’année prochaine Del Rey publie un roman Knight Errant, et vous êtes l’auteur dans les deux cas. A quel point les deux projets seront-ils liés, et que pouvez-vous nous révéler sur le roman ?

JJM : Le roman n’est pas une adaptation des comics, mais une histoire originale impliquant Kerra Holt dans la situation introduite par les comics, et qui sera ré expliquée aux lecteurs du roman. Vous ne serez pas obligés de lire l’un pour comprendre l’autre, bien que nous fassions en sorte que vous en ayez envie. Le lecteur du roman peut trouver dans les comics l’aspect physique des personnages en action, alors que le lecteur de comics trouvera plus d’informations en lisant le livre. Je suis très excité par cette opportunité.

CBR : Pouvez-vous nous dire avec quels artistes vous allez travailler?

JJM : Je suppose que les gens de Dark Horse s’occuperont de l’annoncer. Mais ce que j’ai vu jusqu’ici est spectaculaire.

(will-jacen)

postée le 21-03-2010 20:54
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Reportage #26 : Coup d’œil sur John Jackson Miller

Voici un article sur le scénariste de Kotor et de la prochaine série Knight Errant.

Bonjour à toutes et à tous !
Je souhaitais évoquer avec vous l'artiste majeur de cette série : John Jackson Miller. Scénariste qui est à l'origine de cette saga épique qui redonne aux comics Star Wars une certaine magie qui a tendance à se perdre dans la masse des publications actuelles.

JJ Miller est né le 12 janvier 1968 aux USA. Le jeune homme est intéressé par le monde des comics depuis son plus jeune âge. Il entre dans cet univers en 1993 grâce au magazine Comics Retailer. Suite à ce début, JJ Miller s'oriente également vers des ouvrages plus spécialisés notamment au sujet des cartes à jouer de collection. Il ne ferme pas la porte aux magazines de comics et travaille en 2002 sur le Standard Catalog of Comic Books.

C'est grâce à la maison d'édition Marvel qu'il œuvre pour la première fois sur un projet comics, en 2003. Il planche sur le fascicule #1 de Crimson Dynamo, qui reprend un personnage issu de l'univers Iron Man. Ceci lui permet par la suite de basculer sur la série The Invincible Iron Man, écrivant une partie des scénarios des fascicules #73 à #85. Ce pan de carrière dura an.

C'est en 2005 que JJ Miller aborde l'univers de Georges Lucas. Dark Horse, par le biais de Randy Stradley, fait appel à ses services pour le fascicule #35 de la série Empire. Fait intéressant, on remarque que le dessinateur sur ce #35 n'est autre que Brian Ching. Ce dernier est célèbre pour les amateurs de Kotor puisqu'il est omniprésent, en tant que dessinateur, sur cette saga.

2006 marque un tournant dans la carrière du scénariste. En effet, Dark Horse lui confie la lourde tâche de développer la série Knights of the Old Republic. Associé à des artistes comme Brian Ching, Dustin Weaver ou encore Harvey Tolibao, il arrive à créer une saga épique et marquante. En effet, l'un des points fort de Miller a été de mélanger action/aventure, humour et moments de tensions. Un dosage de grande qualité qui ne délaisse pas l'intrigue. Tout le monde s'accorde à dire que Kotor reste une référence dans l'univers étendu Star Wars. La sortie du fascicule #50 marque la fin de cette aventure pour JJ Miller qui aura su marquer de son empreinte l'UE et ses fans.

Bien que la place accordée à Kotor soit grande, Miller réussit à intercaler entre ses travaux Star Wars, en 2008, l'adaptation en comics du film Indiana Jones 4. Fait anecdotique en soit puisque totalement éclipsé par Kotor.

2010 signant la fin d'un long projet, JJ Miller s'oriente désormais vers la série Mass Effect, toujours chez Dark Horse. Cette dernière est basée sur le jeu vidéo du même nom.
Et au niveau Star Wars, son nouveau projet s’intitule Knight Errant.

(DarkSolo)

postée le 21-03-2010 20:51
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Reportage #25 : Analyse d’une bande dessinée

DarkSolo nous propose une analyse d’une bande dessinée. Star Wars évidemment!

Bonjour à toutes et à tous !
La bande dessinée est un support incroyablement complet et qui permet aux auteurs de s'exprimer librement au même titre qu'un autre art. Longtemps décrié, ce support regagne petit à petit ses lettres de noblesses et s'enrichit d'année en année. Il propose des sujets très variés, facilitant l'accessibilité à des personnes jusque là réticentes. Pourtant, nombreux sont les amateurs de BD qui lisent un tel média comme on lit un livre. D'une façon très linéaire, sans réellement se soucier de ce qui fait la richesse d'une planche. C'est pourquoi j'ai eu l'envie d'en disséquer, issues d'album Star Wars afin de voir les différents éléments qui font la bande dessinée. Dernier fascicule aux USA de KOTOR oblige, je ne pouvais me permettre de réaliser cette analyse sur des planches tirées d'autres séries.

La BD ou art séquentiel :

Qu'est-ce qui définit une bande dessinée ? Les dessins, les bulles, les cases, les onomatopées, le format d'impression ? Nombreuses sont les personnes qui répondront que les dessins associé aux bulles/dialogues permettent de reconnaître du premier coup d'œil une BD. Ce n'est pas foncièrement faux, mais le médium jouit d'une richesse beaucoup plus grande que ces simples outils. Elle est effectivement marquée par tous les moyens que je viens de citer, mais également d'autres qui, eux, sont invisibles pour le lecteur mais toujours présents quoi qu'il arrive. La bande dessinée est appelée art séquentiel car à juste titre, il s'agit de l'enchaînement de plusieurs images qui racontent une histoire. Et en règle générale, une seule case ne peut prétendre narrer une trame entière. Prenez une planche, et sélectionnez une case au hasard et faites abstraction de tout ce qui l'entoure. Si vous faites ce petit test, vous remarquerez qu'une case seule ne peut être analysée. Pour ce faire, il est indispensable de bénéficier de plusieurs vignettes afin de créer une continuité dans la narration. Et lorsque l'on dispose de ces éléments, il incombe à l'auteur de proposer un découpage qui mette le lecteur dans l'ambiance. En effet, la BD repose non seulement sur le visuel, mais aussi et surtout sur les impressions du lecteur en terme d'espace-temps, c'est-à-dire comprendre l'action, la situer dans un décors et dans le temps.

La temporalité et l'action :

Pour cet article, je me suis attardé sur la temporalité associée aux animations. Voir les moyens par lesquels les dessinateurs ont incorporer la notion de temps à leur récit. Comme dans la vie de tous les jours, le rythme est inhérent à l'action/narration. Les planches 1 à 3 de la série KOTOR tome 1, "Il y a bien longtemps..." vont appuyer mes propos.

La première planche présente le lieu et le contexte de la série par le biais du discours de Gryph. De plus, sans le savoir, le lecteur prend contact avec les personnages centraux à cette saga. Une planche que j'estime durer 1 à 2 minutes. Pourquoi me direz-vous ? Tout d'abord la disposition des cases. Bien que la première soit un plan large, suggérant un temps suspendu, de contemplation du décors, la disposition des bulles et longueur des dialogues contrastent avec cet effet. Les bulles sont de petite taille, comparé à la vignette, et le dialogue bref. La longueur des textes conditionnent ici la durée puisque quelques secondes suffisent pour passer à la suite. Suite conditionnée dans le même esprit puisque l'interaction des conversations se fait de façon linéaire, rapide. Dans le même temps, on note que le dessinateur inclut un effet dramatique puisque plus la narration avance, plus les plans se rapprochent de Gryph...

… Gryph qui devient sur la seconde planche le point central de l'action. La première case engage le thème général. On devine que tout va tourner autour de la capture de Gryph par ce mystérieux personnage qui se trouve être un Jedi. Tout au long de l'action, le lecteur garde à l’œil la main du captif. Elle se trouve au départ de l'action, mais la termine également. La temporalité a été traité de manière plus traditionnelle. Des cases de tailles moyennes permettent de sentir de suite que l'action s'enchaîne sans discontinuité. Le plan large de la 4ème case ne sert qu'à la narration, on constate que Zayne se tourne en direction de son véhicule, on en conclut que ce dernier va jouer un rôle dans l'après. Gryph reste pourtant l'acteur principal de la page puisqu'il actionne l'élément déclencheur pour la suite de l'histoire.

La dernière planche reste ma préférée des trois en terme de narration visuelle. La dimension des cases tranche radicalement avec la rapidité à laquelle se déroulent les évènements. Tout va très vite et pourtant, le dessinateur à pris le temps de bien découper son intrigue et travailler ses vignettes. En effet, il faut comprendre qu'en bande dessinée, les cases sont un vecteur de communication, tout autant que le dessin ou le texte. On parle de langage non verbal. Ici, observez le contour des cases. Elle renvoie à l'action qui y est représentée. Des bords pentus, des vignettes de travers, qui font référence au désordre qui règne dans l'action et aux dégâts occasionnés. Quand au faisceau lumineux laissé par la chaise volante de Zayne, elle nous invite tout simplement à tourner la page...

Mais faire l'analyse de tout ce que recèle une planche prendrait un temps monstrueux. Et puis l'art séquentiel est si large, offre tant de possibilité, qu'il m'est impossible de tout résumer en un seul article. Il s'agit plus d'un essai visant à voir si vous trouveriez un intérêt à ce qu'on poursuive l'exploration de la BD en règle générale, toujours en prenant Star Wars comme illustration. Par contre, je ne prétends pas donner de cours, juste des impressions fondées sur mes lectures personnelles sur les ouvrages dédiés au 9ème art. Je vous laisse poster vos avis, ils m'intéressent

Annexe :

Petite parenthèse qui se veut incitative. Star Wars ne devant pas entraver l'ouverture d'esprit et la recherche de nouveaux horizons, je souhaitais vous parler d'un grand Monsieur de la BD, un Américain talentueux considéré comme un maître dans cet univers. Will Eisner (1917-2005) créa le héros du Spirit que certains connaissent peut-être. Un personnage emblématique mais qui ne résume pas son oeuvre. Il rédigea de nombreuses autres BD. Je vous en conseille une : L'Appel de l'Espace. L'histoire prend place durant la guerre froide, et tout démarre lorsqu'un centre d'écoute spatial capte un étrange signal venu de la galaxie... Eisner dépeint les conséquences que cela pourrait avoir sur terre, et c'est un petit bijoux à posséder. Pour en revenir au bonhomme, on peut citer parmi ses grands amis le non moins célèbre Frank Miller. Will Eisner enseigne notamment l'art séquentiel à l'École des Arts Visuels de New York. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la BD. Je vous donne celui-là : Les clés de la Bande Dessinée tome 1 l'art séquentiel, parut chez Delcourt parut fin 2009. Livre très intéressant pour ceux qui veulent en apprendre plus sur le 9ème art.

(DarkSolo)

postée le 21-03-2010 20:49
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Interview Auteurs #6 : John Jackson Miller

Notre traducteur vous propose de découvrir une interview de John Jackson Miller.
Réalisée par le site NJOE au mois de Février.


NJOE : Comment l’idée de Knight Errant vous est-elle venue?

John Jackson Miller : L’année dernière, mes éditeurs chez Dark Horse et moi avons discuté d’idées pour une nouvelle série Star Wars. Randy Stradley et Dave Marshall souhaitaient faire quelque chose situé quelques temps avant les romans sur Darth Bane, pour que nous puissions explorer l’Age Sombre de la République et cette époque tumultueuse pour les Sith. Les Seigneurs Sith accroissent leur pouvoir dans cette époque, et la République est aux abois, alors que l’Ordre Jedi fait de son mieux pour s’occuper des territoires toujours détenus par la République.
Le résultat de nos discussions est l’histoire de Kerra Holt, la jeune héroïne de notre série, une Jedi qui ne se contente pas de rester en lieu sur. Dans Knight Errant, elle se retrouve seule en plein territoire Sith, à méditer sur le sens de sa vie de Jedi. Comment préserver la paix et l’ordre là où ces derniers n’existent pas, et n’existeront probablement jamais ? Et comment changer fondamentalement les choses pour les gens qui vivent sous la botte des Seigneurs Sith quand on n’a ni le nombre ni les ressources pour changer le cours des évènements ?
J’avais déjà avancé dans le développement de l’histoire des comics lorsque Del Rey m’a contacté pour créer un roman original situé dans la même période, quelque chose qui complèterait vraiment ce que nous faisons. J’ai commencé à écrire pour Del Rey avec Lost Tribe of the Sith, dont le troisième numéro est maintenant disponible, et nous avons été les numéros un du téléchargement de science fiction sur Amazon. Nous avons tout préparé pour les deux supports, qui devraient très bien s’intégrer.

NJOE : Le roman sera-t-il publié après qu’un ou plusieurs arc de Knight Errant ait été complété?

JJM : Je ne suis pas absolument certain de la façon dont sera établi le planning, mais je pense que Kerra aura complété son premier arc dans les comics quand le roman sera publié. Mais le futur est toujours en mouvement, comme le dit un certain bonhomme vert.

NJOE : Quand verrons nous le premier visuel de Kerra Holt?

JJM : L’équipe de Dark Horse travaille dur pour tout créer. Il y a de nombreuses factions que nous inventons, et avec un peu de chance nous aurons bientôt quelques choses à vous montrer.

NJOE : Je sais que d’autres séries de comics SW ont été liées à des romans, mais Knight Errant semble plutôt unique à cet égard. Un fan occasionnel pourra-t-il se procurer le roman et l’apprécier sans avoir lu les comics ?

JJM : Oui. Notre objectif est de faire des histoires séparées qui se complémentent mais qui ne requièrent pas de connaissance préalables de l’autre support pour l’apprécier. Ceci dit, nous rendrons la lecture des deux une option très intéressantes. Nous espérons que les gens voudront en savoir plus sur leurs personnages et factions favoris.

NJOE : Maintenant que nous sommes très proches de la fin de Kotor, êtes-vous enthousiaste quand aux réactions des fans à la fin de la série ?

JJM : Avec le 50ème numéro sur le point de sortir, j’ai été submergé par les réponses à chaud des fans. Dans les jours menant à la parution du dernier numéro, j’ai ouvert la porte sur mon site, (http://www.farawaypress.com), pour les questions des lecteurs sur la série, et j’ai été stupéfait de voir combien de fans y affluaient. Les gens sont intéressés par tellement de choses dans cette série, jusqu’à de tout petits détails, et je suis heureux que nous ayons créé une série récompensée par une lecture aussi minutieuse.
Je me suis fait tellement d’amis avec cette série, et il y a tellement de gens qui nous ont suivis depuis le début. Les entendre exprimer leurs sentiments sur la série a été très gratifiant. Kotor a vraiment été un projet de rêve, et nous espérons que Knight Errant parviendra à capturer un peu de cette magie.

(will-jacen)

postée le 21-03-2010 20:47
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Reportage #24 : De La Légende des Jedi aux Chevaliers de l'Ancienne République

Aujourd’hui, Anakin.S, nous propose un comparatif de deux séries mythiques de l’UE : La Légende des Jedi et Chevaliers de l’Ancienne République.

Lorsqu'en 1998 parait le dernier n° de la saga Tales of the Jedi (La Légende des Jedi) avec la rédemption d'Ulic Qel-Droma, c'est tout un pend de l'Univers Etendu qui s'achève. Et pour les lecteurs tout semble alors avoir été dit sur cette antique période se déroulant entre 5000 et 4000 ans avant les films. Pourtant après le succès de l’Episode I : La Menace Fantôme, et la refonte du mythe fondateur par George Lucas lui-même, il a semblé bon pour la franchise, aussi, de redonner un coup de jeune à l'antiquité de l'histoire galactique. C'est dans ce tourbillon d'enthousiasme retrouvé pour l'univers Star Wars que le jeu vidéo, Knights of the Old Republic, voit le jour en 2003.

30 ans se sont écoulés depuis la rédemption d'Ulic, et les Sith sont de retour. Et avec eux, leur éternelle marotte : renverser la République, conquérir la galaxie et, surtout, le Saint Graal… éradiquer l'Ordre Jedi. Rien d'original sous les soleils jumeaux de Tatooine, mais ça a fait son petit effet au point de devenir incontestablement un succès, public et critique, international. Pourtant il reste des zones d'ombres au tableau : que c'est-il passé pendant ces 30 ans ? Comment les Sith ont-ils pu revenir ? que sont devenus les Mandaloriens qui ont survécu ? C'est ce que Dark Horse Comics semblait proposer d'explorer à travers une série publiée depuis 2006 et dont le titre reprend le nom du jeu qui, lui même, emprunte le sien au premier cycle de la série La Légende des Jedi : Tales of the Jedi - Knights of the Old Republic.
La boucle est bouclée.

Conflit de génération ?

Dans l'antiquité de la galaxie Star Wars, 22 ans séparent la rédemption d'Ulic Qel-Droma (-3986 BY) de la fuite de Zayne Carrick de la planète Taris (-3956 BY).
Dans notre monde, 13 ans séparent la première planche de la série Chevaliers de l'Ancienne République (2006) de la dernière planche de La Légende des Jedi ( 1998 ).
Deux générations d'auteurs, pour deux générations de personnages appartenant à une même ère : "l'Antiquité" de la galaxie. Deux séries si proches et pourtant si éloignées.
Pour les nostalgiques de Dark Horse France, ou les lecteurs de la VO à l'époque, il n'aura échappé à personne (ou presque) que la publication de La Légende des Jedi fut involontairement chaotique.

A la base (1993), l'histoire de Tom Veitch devait simplement raconter, à travers leur formation de Jedi, le périple d'Ulic Qel-Droma d'un côté et celui de Nomi Sunrider de l'autre. Bien vite, et avec l'apport des idées de Kevin J. Anderson (1994), parmi lesquelles l'introduction d'un nouveau personnage charismatique, Exar Kun, ce simple parcourt initiatique ce transforme en une fresque épique et historique répartie sur trois tomes qui reste, encore aujourd'hui, dans les annales de l'Univers Etendu comme une œuvre fondatrice incontournable.
De ce fait, lorsque le cycle racontant les exploits d'Ulic Qel-Droma et d'Exar Kun se conclut sur une note dramatique, l'éditeur s'intéresse (1996) au passé de ce passé. Nous remontons ainsi 1000 ans en arrière, à une époque où l'Ordre Sith est à son âge d'or.

Finalement, une fois ce cycle achevé, Kevin J. Anderson, dans une ultime pierre à cet édifice, décide, deux ans plus tard, d'en finir avec les aventures d'Ulic Qel-Droma en lui offrant une rédemption.
Avec du recul, nous percevons assez bien que les auteurs, tout comme George Lucas au cours de sa carrière, allaient à tâtons avec leurs personnages, sans savoir réellement ce qu'il en serait d'un cycle à l'autre.

Pour Chevaliers de l'Ancienne République, le traitement est radicalement différent. A l'instar des Cylon dans la récente série Battlestar Galactica : "Ils ont un plan"! Certes John Jackson Miller et son équipe ne savent pas combien de temps cela leur prendra mais ils savent d'où ils partent et, surtout, ils savent où tout cela va les mener. La publication est donc plus linéaire, et ce, à plusieurs niveau.
Dans le récit d'abord car, contrairement à Exar Kun qui avait soif de connaissance et de culture, le héros que nous suivons, Zayne Carrick, est encré dans son temps et semble n'avoir aucun lien avec le passé de la galaxie -- Ce qui est plutôt normal puisqu'il passe le plus clair de son temps à fuir --. Il a donc autre chose à penser que de savoir d'où viennent les Sith, qui sont les Mandaloriens et qu'est-ce qu'il y a d'attirant dans le Côté Obscur. Et quand bien même le passé de la galaxie le rattraperait, ce passé ayant déjà été narré dans La Légende des Jedi, il est donc inutile d'y revenir en décidant de publier un cycle se déroulant dans le passé de Zayne. Vous me suivez ? Bien !
Et bien que, dans les deux cas, la parution d'un fascicule se fasse mensuellement aux USA, la publication de la série Chevaliers de l'Ancienne République en devient aussi plus linéaire sur la durée car le lecteur ne doit pas attendre plusieurs mois entre deux cycles.

Qui se ressemble s'assemble, autant que les contraires s'attirent

Lorsque nous ouvrons un volume de l'une et l'autre, le premier détail qui vient différencier ces deux séries est le dessin, et plus particulièrement la colorisation. Que ce soit sous les traits léché de Chris Gosset ou ceux plus haché et brouillon de Darrio Carasco Jr., ainsi que les couleurs en aplat, sans volume, de Pamela Rambo -- pour ne citer qu'eux --, la série La Légende des Jedi souffre principalement d'un style classique à tendance kitch. Pourtant ce style vieillot ne dérange pas outre mesure puisque, finalement, l'histoire se déroule 4000 ans avant les films, à une période antique où les sabres-laser des Chevaliers Jedi fonctionnent sur batterie.
A l'opposé, dans sa volonté de redonner un coup de jeune à cette époque, Chevaliers de l'Ancienne République bénéficie, quant à elle, de la modernité très fouillée de Brian Ching (dessin) et de Michael Atiyeh (couleur), entre autres.

Ce passage d'une série à l'autre est d'autant plus dérangeant que les décors de la seconde sont plus proche du film La Menace Fantôme que de la BD La Légende des Jedi - La Guerre des Sith. Et il n'y a qu'a constater la présence d'un Temple Jedi, à l'allure familière, sur Coruscant pour s'en persuader. Nous sommes aussi en droit de nous demander comment en 20 ans les vaisseaux spatiaux ont pu troquer leur design massif, élancé, presque agressif, contre des formes plus simples, courbes et élégantes ?
De Guerre des Sith il en est, néanmoins, question tout au long de la série Chevaliers de l'Ancienne République. D'une part à travers quelques personnages, et quelques lieux, qui y ont participé ou en sont les héritiers, et d'autres parts à travers quelques flashbacks disséminés de-ci de-là, essentiellement sur la fin de la série.
Le jeu-vidéo aidant, le lecteur est donc amené à se demander pourquoi Dantooine est devenue la planète où siège de l'Académie Jedi après le cataclysme qui ravagea leur centre névralgique, Ossus, avant de constater qu'il s'agit de la planète où Exar Kun, principal responsable cette Guerre des Sith, fut formé par Maître Vodo-Siosk Baas.

Ce qui marque aussi les esprits, à la lecture de ces deux séries, c'est le fort contraste entre une menace Sith, réelle et omniprésente, annoncée par des prophéties qui se réalisent tout au long de La Légende des Jedi, tandis que dans Chevalier de l'Ancienne République le but est, justement, de prévenir et d'empêcher un éventuel retour des Sith annoncé par une prophétie, sans pour autant qu'un seul n'apparaisse au grand jour. C'est là que réside en partie la force de ce comics car, néanmoins, l'ombre des Sith plane concrètement sur la série, et ce ne sont pas les joueurs de Knight of the Old Republic qui me contrediront.
Mais, si les Sith sont la variante qui différencie les deux séries, les Mandaloriens, eux, en sont la constante qui les relie. Leur forte présence à la fin de La Légende des Jedi, ainsi que ce cliffhanger révélant un nouveau Mandalore à leur tête, annonce le conflit destructeur qu'ils engagent peu avant le début de Chevaliers de l'Ancienne République et qui poursuis notre héros tout au long de la série : Les Guerres Mandaloriennes.
Il est donc clair que si le reniement est dans le style graphique, il ne l'est moins dans l'histoire, les auteurs allant même jusqu'à développer plus en profondeur un peuple entier à peine effleuré dans La Légende des Jedi : les Arkaniens.

Une question de point de vu

Ce conflit de génération entre une fresque décousue, publiée sur 5 ans dans les années 90, et une aventure qui dure depuis 4 ans, vient aussi conditionner le ton de ces deux séries et leurs influences respectives.
La Légende des Jedi, déjà, tout est dans ce titre, plus qu'évocateur et, donnant le ton d'une série qui, comme il a déjà été dit, est une fresque épique. A ce titre nous y retrouvons donc tous les poncifs du genre, à savoir : des Chevaliers beaux, grands et forts, qui volent au secours de la veuve et de l'orphelin, des Chevaliers beaux, grands et forts, montant à l'assaut de forteresses imprenables, des méchants pas beau, mais grands et forts, qui veulent dominer le monde, des héros sur le fil du rasoir, hésitant entre le bien et le mal, des combats dans des arènes, des duels virils, des batailles navales (… dans l'espace), des trahisons, de la magie, de l'amour, du sang, des larmes, … du rêve, bref La Légende des Jedi, dans sa vision chevaleresque des Jedi, est digne des plus grands péplums et autres films de cape et d'épées de notre histoire.

Chevaliers de l'Ancienne République, tout n'est pas dans le titre. Car, dans un tout autre genre que La Légende des Jedi, cette série s'apparente plus à un road-movie où l'antihéros, pas trop beau, pas trop grand, pas trop fort, un peu gauche, en fuite, traqué par l'autorité locale, se constitue un groupe de potes imprévu qui tente, par tous les moyens, de prouver sa bonne fois. Du suspense, de l'action, des révélations surprenantes (ou pas ^^), des trahisons, du rire, du sang, des larmes, … du rêve, bref nous sommes loin de la fresque chevaleresque que peut promettre un tel titre, faussement évocateur, pour cette série. Pourtant, par un sacré tour de force de John Jackson Miller qui plonge le lecteur et ses personnages en pleines Guerres Mandaloriennes, les exploits accomplis par nos héros en deviennent pour le moins épiques... La fresque en moins. Quoi que, en s'arrêtant en pleine gloire, la série est en passe de devenir, elle aussi et à sa manière, une fresque incontournable de l'UE moderne.
Il est seulement dommage que, à l'instar de sa grande sœur, avec un titre aussi générique, Dark Horse n'ait pas jugé bon de poursuivre la série avec d'autres équipes artistiques, d'autres personnages, d'autres intrigues, et pire : de ne pas creuser plus en profondeur les différents protagonistes du jeu vidéo qui lui ont servit d'arguments de vente au lancement de la série.

Pour dire que, d'un point de vu narratif, La Légende des Jedi et Chevaliers de l'Ancienne République sont des séries que tout oppose, nous ne pouvons pas passer à côté du traitement dont bénéficient leurs héros respectifs. Dans la première, qu'il s'agisse de Tom Veitch avec Ulic Quel Droma ou de Kevin J. Anderson avec Gav Daragon et Exar Kun, le principe est toujours le même : nous avons affaire à un héros, un aventurier, un conquérant, qui par la force des choses va devenir antipathique, passant du statut d'ami, de frère, d'élève, à celui d'ennemi numéro un.
Inversement, dans la seconde, notre "héros", Zayne Carrick, looser fini qui échoue dans tout ce qu'il entreprend, à la fois cynique et réaliste avec lui-même, et qui plus est : ennemi numéro un sur la liste des Jedi à abattre, va petit à petit devenir sympathique, attachant, et réaliser des exploits digne des plus grand héros (j'exagère ?), allant même jusqu'à prouver son innocence et la culpabilité de ses pairs.

De zinc ou de terre cuite

Cette dualité entre ces ambiances se ressent aussi, ce qui est sommes toute logique, dans l'argument principal de vente des comics : la couverture. Et le choix de la couverture du premier numéro de chacune des deux séries pour illustrer cette article n'est pas innocent. Et les images parlent d'elle-même : les contrastes chaud-froid et ordre-désordre, un héros debout fière et conquérant face à un héros aculé défendant tant bien que mal sa protégée, sabres derrière contre sabre devant, … l'unique constante étant l'anonymat des Jedi qui tiennent ces sabres-Lasers. Le ton est donné.
Que ce soit les peintures réalisées par Travis Charest qui viennent, chaque mois, illustrer les premiers numéros de Chevalier de la République, ou bien des œuvres plus classiques produites par les artistes œuvrants sur le contenu de la série, toutes ont un point commun : l'intimité.

Intimité conditionnée par la réalité d'un récit qui se veut proche de ses personnages et où le destin de la galaxie n'est qu'un prétexte à la fuite d'un homme. A chaque illustration nous entrons donc dans l'intimité d'un ou plusieurs personnages, à un moment donné, dans une ambiance particulière, propre à chaque numéro. C'est presque comme si une vignette bien particulière du comics était choisis puis agrandit pour faire office de couverture. C'est d'ailleurs ce qui fait à la fois la force et la faiblesse de ces couverture car, hors-mis les illustrations de Travis Charest ou celle, plus récentes, du français Benjamin Carré, nous sommes loin des peintures de Dave Dorman ou de Hugh Fleming sur La Légende des Jedi.
Ceux-ci prennent plus de distance par rapport à l'histoire et aux créateurs de la série et, bien que cela arrive de temps à autres, il ne s'agit pas pour eux de développer une scène, un personnage, une ambiance précise. Non ! Chez Fleming, comme chez Dorman, tout est question d'interprétation, de vision propre à l'artiste, de composition, avec comme objectif délicat de rester fidèles aux récits et aux auteurs. Finalement, le résultat se rapproche plus d'une affiche de cinéma telle que les couvertures de L'Âge d'Or des Sith où les différents protagonistes posent plus qu'ils ne jouent. Et la distance est d'autant plus grande sur La Chute des Sith où ces couvertures magistrales, peintes par Duncan Fregado, possèdent tout le charmes des fresques murales de l'antiquité, au sens littérales du terme. Qui plus est, mettez les bouts à bout et qu'obtenez-vous ?

Une fresque, justement, en 5 volets, dont le sabre d'Odan Urr sur le fascicule n° 3 va empiéter sur le n° 4. Celle du TPB, bien que dans le même style, se retrouve à par tout en résumant plutôt bien le récit.
Affiche de ciné, ou fresque murale, l'essence même des couvertures de La Légende des Jedi prend sa source dans la dimension épique des différents récits où le destin des personnages n'est qu'un prétexte au destin d'une galaxie toujours au bord du gouffre.
Il est d'ailleurs fort regrettable que les couvertures de Chevaliers de l'Anciennes République n'aient pas bénéficié de ce même traitement créatif.

Finalement ce sont autant de différences qui lient La Légende des Jedi et Chevaliers de l'Ancienne République entre elles, chacune ayant son charme bien particulier. Il suffit juste de savoir appréhender leurs époques de réalisation respectives, ainsi que l'intention de leurs auteurs, pour pouvoir les apprécier chacune à leur juste valeur : deux monument de l'Univers Etendu à côté des quels il est, aujourd'hui, difficile de passer et qui forment un tout, nous en conviendrons, plus cohérent sur le fond que sur la forme
Il est seulement dommage que, à l'instar de sa grande sœur, avec un titre aussi générique, Dark Horse n'ait pas jugé bon de poursuivre la série Chevaliers de l'Ancienne République avec d'autres équipes artistiques, d'autres personnages, d'autres intrigues, ou mieux encore : de ne pas creuser plus en profondeur les différents protagonistes du jeu vidéo qui lui ont servit d'arguments de vente au lancement de la série.

Gageons tout de même que l'antiquité de l'univers Star Wars n'ait pas fini de nous surprendre.

(Anakin.S)

postée le 21-03-2010 20:44
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Le Schmilblick Star Wars #3

Après avoir lu tous ces longs articles, quoi de mieux que de jouer un petit peu?

Le principe de ce jeu est ultra simple : Le Maître du Jeu (Padmeia ou moi-même) pensera à quelque chose concernant l’Univers Etendu.
Votre but sera de découvrir ce que c’est! En posant des questions et en justifiant par ce que vous pensiez.
Exemple : Est-ce que le Schmilblick mange des carottes? Je pensais à Jaxxon!
Attention, chaque fan ne sera autorisé à poser qu’une seule question par jour. En cas de non respect de cette règle, la participation ne sera pas prise en compte.

Chaque soir, le Maître du Jeu répondra à toutes les questions. Et ce, par Oui ou par Non, histoire de vous orienter.
Le fan qui découvrira le Schmilblick gagnera 20 crédits! Dés qu’un Schmilblick sera trouvé, nous passerons à un autre. Il y aura en tout 3 Schmilblick à trouver.

C’est bon, vous êtes prêt? Alors c’est parti!

(Ewok Géant)

postée le 21-03-2010 20:34
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Reportage #23 : Chroniques TOTJ #2 : Scénarios et Scénaristes

DarkSolo vous propose la suite de sa série d’articles parlant des Tales of the Jedi. Il est aidé par Anakin.S pour l‘occasion.
Voici la seconde partie!


Bonjour à toutes et à tous !
Content de vous retrouver pour la suite de mes chroniques sur la série La Légende des Jedi. Chroniques qui se veulent un bilan de la série, puisque je vais essayer de vous parler de tous les sujets la concernant. La dernière fois, nous nous sommes intéressés aux contextes historiques et scénaristiques. Plus précisément de l'ordre de publication en vous indiquant que cet élément était très important. En effet, commencer une histoire par le milieu plutôt que par le début peut changer beaucoup de chose, et Lucas l'a très bien montré avec les films. Je terminais mon papier en vous disant que la richesse et la force de la série TOTJ résidaient dans les scénarios très bien conçus. Et sur une note plus plaisante, je vous conseillez de ne pas trop chercher les incohérences. Pourquoi ?

Simplement parce que les histoires sont l'œuvre de deux scénaristes seulement. Je vous présente le père de TOTJ, Tom Veitch. En effet, Veitch fut à l'écriture de pratiquement toutes les trames composant La Légende des Jedi. Il ouvre le festival avec les Tales of the Jedi à savoir La Guerre des Bêtes d'Onderon, La Saga de Nomi Sunrider et Le Sacre de Freedon Nadd paru en marge des deux premiers. Il présente ici ces personnages principaux, à savoir Ulic, Cay Qel-Droma et Nomi Sunrider. Ils gagnent en importance dans la suite avec l'arrivée d'un certain Exar Kun. Grâce au Sacre de Freedon Nadd, Les Seigneurs Sith et La Guerre des Sith, Veitch aborde les points essentiels qui peuvent faire basculer la vie d'un Jedi : la recherche du pouvoir et de la connaissance (Exar Kun), l'amitié (Ulic et ses compagnons), la fraternité (les frères Qel-Droma, Ulic et Cay) ainsi que l'amour (Ulic et Nomi). Il propose une fresque tournant autour de quelques personnages centraux qui reflètent à eux seul tout ce que l'Ordre Jedi peut représenter. Le conflit qui oppose Mandaloriens et République (par le biais des Sith) nous plonge dans la problématique des conflits de civilisations et permet de tisser un contexte évènementiel dans tout ça.

Je précise également que Tom Veitch écrivit Dark Empire (L'Empire des Ténèbres en VF). Série ne laissant pas indifférent par le style graphique de Cam Kennedy, certes, mais qui est relié au TOTJ par la présence d'un personnage : Ood Bnar, le maître Jedi Neti qui se transforme en arbre à la fin de TOTJ. Luke Skywalker et Kam Solusar rencontrent cet être dans L'Empire des Ténèbres. Je reviendrais sur cette série une autre fois et on pourra reparler de tout ça plus en détail.

Je vous parlais de deux scénaristes. Lorsque Tom Veitch commence l'écriture de la sous série Les Seigneurs Sith, il rencontre Kevin James Anderson. Anderson n'est alors pas un habitué des comics puisqu'il n'écrit que des romans de science fiction, dont du Star Wars. Leur association dure le temps du cycle d'Exar Kun. A la suite de ça, Kevin James Anderson reprend le flambeau de la série TOTJ et nous concocte L'Age d'Or des Sith et La Chute des Sith.

Peu d'informations circulent sur le départ de Veitch, mais une interview de lui laisse à penser que sa liberté artistique s'amenuisait. Est-ce ça, ou l'entente entre les deux hommes s'est-elle dégradée ? On peut toutefois affirmer que travailler pour Lucasfilm impose des contraintes, corroborant les dires de Veitch. On peut également supposer que Veitch n'était pas enclin à élaborer une série se déroulant avant ses premiers TOTJ.

Néanmoins, l'orientation que donne Anderson à la série reste dans la lignée de ce qu'a accompli Veitch jusqu'ici. En effet on retrouve les thèmes de la fraternité (Gav et Jori) ainsi que la chute d'un personnage à la base bon, mais qui, par ses choix, finit par sombrer du Côté Obscur de la Force (Gav Daragon). Autre leitmotiv récurent dans Star Wars, l'affrontement de deux civilisations totalement différentes, tant par leur mode de vie que par leur culture et leur histoire. Ce qui fait écho à la crise Sith/Mandalos vs Jedi/République dans le cycle Exar Kun. Le scénario évoque pour la première fois le grand schisme dans la Force par le biais de Marka Ragnos. Célèbre Sith par son charisme quand bien même le lecteur ne sait que très peu de chose sur lui. Kevin James Anderson termine le cycle de Sadow en 1997. Et c'est à lui que reviendra la lourde tâche de conclure définitivement les Tales of the Jedi avec Redemption ou Ulic reprend le rôle titre qui lui avait été soufflé par Kun dont la côte s'emballa fortement éclipsant le jeune Ulic.

Je voudrais vous faire partager une information sur Exar Kun. Ce personnage appartient avant tout à Kevin J. Anderson. Le Sith apparaît comme un spectre dans l'un de ses romans composant la saga L'Académie des Jedi. Lorsque les deux scénaristes se rencontrent, Anderson propose à Veitch d'incorporer Exar Kun dans la série TOTJ puisque le Sith est contemporain aux personnages de Veitch. Ce dernier accepte et expose son idée : mélanger Kun aux autres personnages (Ulic, Cay et Nomi) et en faire un conflit majeur de la galaxie, une série épique. Chose réussie.

Je vous disais que la force de TOTJ pouvait se résumer au scénario ? Veitch et Anderson on conçu à eux deux l'une des sagas de l'UE les plus appréciées des fans. La continuité qu'a su entretenir Dark Horse en installant d'une part Veitch aux commandes, et confirmant ensuite Anderson, n'a fait que renforcer l'histoire de TOTJ. De plus, il est passionnant de pouvoir relier les différents travaux de Veitch, et surtout Dark Empire, aux TOTJ. Je vais reprendre une formule d'Anakin.S. Il ne faut pas lire les oeuvre individuellement mais les interconnecter. Les détracteurs de L'Empire des Ténèbres doivent savoir que cette série fut écrite par Veitch lui même. Ainsi, il ne s'agit plus de sagas séparées, mais bel et bien d'un ensemble qui va bien au delà de la simple BD qu'on lit et qu'on referme. Mais une BD, c'est surtout du dessin, car sans dessin, nous serions nez à nez avec des romans...
les dessins d'accord, mais pour une autre MAJ vous voulez bien ?
Bonne lecture à vous!

(DarkSolo et Anakin.S)

postée le 21-03-2010 20:32
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